
Respire…
Tandis que dehors le monde se divertit
Tandis que dehors le monde se dégrade
Lorsque les hommes marchent en quête d’argent
En quête de sens, en quête de rien
Tandis que le ciel pleure
Et la vie se meurt
Respire. Parce que tu sais, ce qui m’inspire
C’est juste de contempler tes yeux
Le soir, lorsque tu enlèves tes vêtements
Le soir, lorsque tu enlèves ton masque
Puisque tu sais, elle tourne
La grande roue du temps. Elle tourne
Et écrase
Ton cœur et le mien, tes pleurs et les miens
Elle en fait de la poussière
Dans le vent
Respire. Car le pire,
C’est de se laisser étouffer
Par les on-dit, par les on-ne-dit-rien
Cet air qui nous libère, cet air qui nous tue
Respirons-le
Jusque ce qu’il nous brise
Les poumons.
