Il n’y a point de lèvres, il n’y a que des métaphores
Il n’y a que ce doux balancement statique
De son triste profil courbé,
Rien que cette parfaite uniformité asphérique
L’absence de sons suite à laquelle parfois,
On a presque mal aux oreilles.
Et le poids qui semble n’exister que pour se moquer de la gravitation
Cette mousse séculaire rampant dans les trous
Le calcaire vide qui égrène les petites dents
Il n’y a point de lèvres, il n’y a que l’absence
De temps et d’espace,
De semences et de mensonges
Lorsque la pierre nous apprend
À sourire.
