Lorsque la pierre…

Il n’y a point de lèvres, il n’y a que des métaphores

Il n’y a que ce doux balancement statique

De son triste profil courbé,

Rien que cette parfaite uniformité asphérique

L’absence de sons suite à laquelle parfois,

On a presque mal aux oreilles.

Et le poids qui semble n’exister que pour se moquer de la gravitation

Cette mousse séculaire rampant dans les trous

Le calcaire vide qui égrène les petites dents

Il n’y a point de lèvres, il n’y a que l’absence

De temps et d’espace,

De semences et de mensonges

Lorsque la pierre nous apprend

À sourire.